Avenir du Musée de la Cohue : l’urgence culturelle doit être déclarée

LaCohuevfCommuniqué de presse du 13 avril 2016

Près de quatre mois après la clôture du premier appel à candidatures pour le recrutement du  futur  Conservateur, David Robo a décidé de relancer complètement la procédure malgré de nombreux dossiers reçus. Alors que le départ de l’actuelle Conservatrice interviendra dans les prochaines semaines, plusieurs questions de bon sens se posent : les intentions de la municipalité sont-elles assez crédibles alors que le projet de déménagement du Musée ne répond à aucune logique ? L’absence d’une véritable direction des affaires culturelles ne nuit-elle pas à la cohérence de la politique culturelle de la ville ?

Quoi qu’il en soit, tout ce temps perdu confirme l’improvisation et le défaut d’ambition de David Robo et son équipe en matière de développement artistique et culturel qui conduisent Vannes sur la voie du déclassement. Faut-il rappeler que le recrutement de la directrice du Théâtre Anne de Bretagne s’est fait avec près d’un an de retard, que la fin du festival de Jazz et le redimensionnement du Salon du Livre ont été précipitamment actés dans la plus totale opacité, que la ville n’a plus de directeur des affaires culturelles depuis l’été 2015 ?

Symbole de ces errements, le projet de déménagement  du  Musée  de  la  Cohue,  un établissement pourtant connu et reconnu qui contribue au rayonnement de notre ville et dont la qualité du travail artistique est unanimement saluée. Nous nous sommes élevés contre cette hypothèse furtivement ajoutée en novembre 2015 à la fiche de poste pour le recrutement du nouveau Conservateur et qui serait très coûteuse pour les finances municipales. Alors que de nombreux experts et artistes ont manifesté leur opposition au projet de délocalisation envisagé par le Maire, nous découvrons avec étonnement que la nouvelle annonce reprend mot pour mot la précédente, avec le déménagement évoqué noir sur blanc ! Il s’agit d’une provocation incompréhensible et le silence assourdissant du Maire à nos questions répétées lors des trois derniers conseils municipaux ne laisse pas d’inquiéter. Comme le dit le proverbe, si « se tromper est humain, persévérer est diabolique ».

Malmener et affaiblir la culture par défaut de projet et de vision, par des choix financiers plus que discutables et par absence de concertation, c’est mettre à mal le développement de notre territoire. Face aux décisions autoritaires et conflictuelles de David Robo, l’urgence culturelle doit être déclarée autour de deux priorités : 1) la définition d’une politique culturelle ambitieuse et cohérente en associant les citoyens, les associations et les professionnels et 2) le recrutement d’un-e directeur-rice des affaires culturelles chargé-e de veiller à sa mise en œuvre et sa coordination, notamment en lien avec le-la futur-e Conservateur-rice.

Pour “L’ALTERNANCE”
Simon UZENAT – Christian LE MOIGNE – Micheline RAKOTONIRINA – Franck POIRIER – Roland FAUVIN

 

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