“Galerie des glaces”

Crabe3

Les histoires de la petite étrille

L’étrille est un petit crabe de nos côtes. Il est succulent. Mais attention à vos doigts, il pince très fort. A Lorient, ils l’appellent la chèvre. Drôle de nom pour un crabe. Comme si nous, à Vannes, la chèvre, on l’appelait l’étrille. C’est Vannes qui a raison parce que l’étrille de Monsieur Seguin, ça n’existe pas.


 

« Galerie des glaces »

La petite étrille ne sait plus où donner de la pince tant l’actualité est vibrionnante avec des portraits dans la presse et la publication des programmes. Elle aurait aimé parler d’un programme qui se résume à « chez Robo tout est beau ! ». Un programme électoral qui relève plus de la brochure d’office de tourisme, quoique risqué pour la brochure à cause de la publicité mensongère. Ce sera donc pour une prochaine fois.

Deux portraits donc dans la presse.

L’énigme Iragne d’abord. La petite étrille pense qu’il s’agit là d’une facétie du journaliste car il s’agit d’un portrait d’une grande banalité, celui qui passe de l’UMP au FN, symbole vivant des compromissions d’une droite sans repère, noyée dans les affaires de toutes sortes et que les haussements de menton de la Marine rassurent. La petite étrille est plus étonnée par le livre de chevet d’Iragne sur la synergologie, cette pseudoscience qui, selon lui, « propose un lexique corporel permettant de lire les gestes de son interlocuteur et d’évaluer chaque attitude ». Inquiétant mais moins douloureux que la gégène. Quant à son personnage préféré, c’est le dernier grand maître des Templiers, Jacques de Molay, qui a fini sur le bûcher. Décidément au FN, relation étrange avec le bûcher : Jeanne d’Arc, Jacques de Molay…

L’autre portrait, c’est le bien nommé « candidat libre », celui de Vannes au centre. C’est vrai qu’il s’est présenté trois fois aux élections et qu’il n’a jamais été reçu. C’est parfois comme ça qu’on finit en candidat libre. Mais ce qui frappe la petite étrille dans le portrait de Pinocchio, confirmant ainsi son nom et son nez qui continue de s’allonger, c’est la référence à Michel Rocard. C’est vraiment ne pas manquer de toupet que celui qui n’a existé que par et grâce à l’appareil mais n’a pas été retenu par le vote démocratique des adhérents socialistes en appelle à Rocard. Et pourquoi pas Blum et même Jaurès tant qu’il y est ? Mais c’est vrai qu’au centre de nulle part, on perd facilement ses orientations, au risque de dériver sans fin sur l’océan de l’opportunisme. D’ailleurs, une bonne leçon à retenir c’est celle de Sarkozy en appelant à Jaurès, ce qui ne lui a pas bien réussi. La petite étrille a aussi immensément aimé la fin du portrait qui s’achève avec la citation préférée du candidat libre : « il faut savoir être improbable ». Quelle chute !

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