“La mémoire des chiffres”

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Les histoires de la petite étrille

L’étrille est un petit crabe de nos côtes. Il est succulent. Mais attention à vos doigts, il pince très fort. A Lorient, ils l’appellent la chèvre. Drôle de nom pour un crabe. Comme si nous, à Vannes, la chèvre, on l’appelait l’étrille. C’est Vannes qui a raison parce que l’étrille de Monsieur Seguin, ça n’existe pas.


« La mémoire des chiffres »

La presse locale porte un grand intérêt aux dépenses de campagne des différents candidats aux municipales. La petite étrille est un crabe qui adore les archives. Et là, avec son côté archiviste, elle n’en revient pas des déclarations publiques sur les comptes de campagne.

Le maire sortant déclare ainsi le 1er mars à un journal local que sa campagne va lui coûter 20 000€. Puis le 7 mars, dans un autre journal local, il déclare 22 000€. Belle inflation en si peu de jours. 10% d’augmentation en 6 jours, ça va flirter avec les 50% à l’issue du scrutin ! Surtout quand la majorité sortante utilise des supports municipaux pour sa campagne… Cela fait beaucoup rire la petite étrille de la part de celui qui prétend ne pas augmenter les impôts à Vannes. Il est bien approximatif ce sortant alors que les impôts locaux ont enregistré une hausse de 25% en 10 ans. Certes pas les taux. Par contre sévère, très sévère l’augmentation de la base, ou en d’autre termes de l’assiette. Le sortant voudrait nous faire passer des crabes verts pour des étrilles.

L’autre, c’est celui dont Goulard disait voici peu : «  Quant à Nicolas Le Quintrec, il était à gauche, cette fois au centre… En 2020, on le retrouvera à droite ? ». La petite étrille est pliée de rire au risque de se noyer quand elle lit sa déclaration du 7 mars à un journal local : « Le plafond autorisé de 44 000€ est trop haut pour une ville comme Vannes. Il ne faut pas oublier que c’est l’Etat, par les impôts, qui va rembourser les frais engagés ». Nicolas Pinocchio a le nez qui grandit, grandit et grandit encore. La petite étrille, excellente archiviste, se souvient que Pinocchio avait emprunté 43 000€ aux élections municipales de 2008, c’est-à-dire le plafond remboursable. La petite étrille se souvient aussi, qu’aux cantonales 2011, Pinocchio avait emprunté le plafond remboursable et s’était même amèrement plaint que la fédération à laquelle il appartenait alors avait amputé son budget de 1 147,77€ au titre d’engagements financiers collectifs sur les cantons morbihannais. La petite étrille s’étonne parfois de la qualité de sa mémoire. Sûrement le phosphore dans sa nourriture !

La petite étrille ne sait trop que dire des autres candidats de droite par absence d’archives. Tout l’argent de Vannes Bleu Marine soit 20 000€ vient du Front national. Ce parti présent dans plus de 500 villes, comme le prétend Marine Le Pen, doit avoir beaucoup, vraiment beaucoup d’argent… La petite étrille est un peu triste pour Gwened/Vannes 2014 qui déclare avoir déjà beaucoup dépensé en énergie. Quant à Vannes à tribord, faute de carburant, ça va tomber en panne avant même d’avoir commencé à virer.

La petite étrille a raconté tout cela à ses copines qui auraient aimé qu’elle raconte encore d’autres histoires, surtout celles du sortant et de Pinocchio qui ont leur préférence. Pas du tout celles de Vannes Bleu Marine parce que ça peut finir au court-bouillon.

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